« Le Grand Méchant Loup » de Charlie Adhara, 5 tomes
Traduit de l’anglais par Christine Gauzy-Svahn
Croyez-vous en l’existence des loups-garous ?
Non ? Vraiment ?
Eh bien, moi non plus.
Et pourtant… En refermant le dernier tome de cette extraordinaire saga, je ne peux m’empêcher de rêver à un monde où Cooper Dayton et Oliver Park ne seraient pas que deux personnages de roman.
Les lecteurs réguliers de cette chronique commencent sûrement à bien me connaître : une histoire de loups-garous, mêlant enquêtes policières et romance, ne pouvait qu’attiser ma curiosité.
Il y a, dans « Le Grand Méchant Loup » de Charlie Adhara, une ambiance qui n’est pas sans rappeler celle de « Twilight« , sans les vampires. Cette sensation qu’un monde surnaturel existe juste à côté du nôtre, invisible pour la plupart des gens. Sauf qu’ici, pas de Bella fascinée par son voisin Edward au lycée. Cooper est un enquêteur et son mystérieux partenaire est un loup-garou plutôt difficile à cerner. Il y a des secrets, une sombre forêt à explorer et une communauté à découvrir.
Cooper Dayton était un agent du FBI, jusqu’au jour où il a croisé la route d’un monstre qui a complètement bouleversé sa vie. Il découvre alors que les loups-garous existent et vivent parmi les humains. Leur existence reste cachée au grand public.
Il intègre le BSI, le Bureau des Affaires Surnaturelles, qui s’occupe des affaires impliquant ces créatures. Mais surtout, il se voit imposer un nouveau partenaire, Oliver Park, agent du Trust, l’organisation qui supervise les loups et gère leurs relations avec les humains.
Ce partenariat est loin d’être anodin. Car derrière Cooper et Park, ce sont aussi deux mondes qui se rencontrent. Ces deux organisations ne se font pas franchement confiance et leurs relations sont méfiantes, tendues et pleines d’incompréhension. Cooper doit alors apprendre à dépasser ses propres préjugés envers les loups, Park doit lui aussi composer avec un humain qui n’est pas forcément disposé à lui accorder sa confiance.
Et c’est là que la magie de Charlie Adhara entre en action : il ne s’agit pas uniquement d’un roman d’urban fantasy, mais d’une histoire qui pose la question de la coexistence de deux espèces qui ne se comprennent pas et qui ont de bonnes raisons de se méfier l’une de l’autre.
De plus, l’auteure ne sombre pas dans la facilité en nous dressant le portrait de l’humain faible et du loup alpha. Certes, Cooper doit tout apprendre de ce monde dont il ne connaît ni les codes ni les règles, alors que Park en maîtrise les hiérarchies, les traditions et les dangers.
On pourrait donc penser que le loup domine complètement cette relation. Mais dans l’univers de Charlie Adhara, être humain ne signifie pas forcément être celui qui se trouve en position de faiblesse. Bien au contraire. Cooper Dayton finira par prendre une place à laquelle personne ne s’attendait. C’est peut-être l’un des plus beaux retournements de la saga. Et puis, les monstres ne sont pas toujours ceux que l’on imagine…
Tout au long des tomes, les enquêtes apportent juste ce qu’il faut de mystère et de suspense, tout en laissant le temps aux deux personnages de se découvrir et de dépasser leurs préjugés.
J’ai apprécié ce côté slow burn. La confiance se gagne petit à petit, les barrières tombent au fil des pages. Cooper et Park m’ont complètement embarquée dans leur histoire. Ils m’ont fait sourire avec leurs petites piques et leurs maladresses, m’ont émue avec leurs solitudes et cette complicité qui s’installe doucement entre eux. J’ai aussi eu envie de les secouer plus d’une fois et de leur crier d’arrêter de tourner autour du pot pour enfin communiquer !
« Le Grand Méchant Loup » fait partie de ces romans qu’on ouvre et qu’on ne veut plus lâcher.
Oui, c’est bien écrit.
Oui, la traduction est excellente.
Oui, l’histoire est prenante.
Oui, les personnages nous accrochent immédiatement.
Surtout, Charlie Adhara réussit le tour de force de nous entraîner dans son univers.
Croire que les loups-garous existent pendant quelques tomes est déjà quelque chose d’extraordinaire.
Découvrir qu’un certain Oliver Park en est un, c’est encore autre chose.
Et rencontrer un homme tel que Cooper Dayton ne peut que nous réconcilier avec l’humanité.
Extrait « Le Grand Méchant Loup » de Charlie Adhara
— Oui. Oui, je le veux, répondit Cooper en lui mordillant l’épaule pour l’encourager.
Il fut amusé de le sentir sursauter et grogner en réponse. Il recommença, plus fort, puis rit même si rien n’était particulièrement drôle. Mais il se sentait amusé, léger et étourdi en même temps. Le bonheur d’un plaisir simple – ou, probablement, la privation d’oxygène.
Cooper ne put se retenir ; il rit de nouveau et Park l’embrassa, une rencontre maladroite et désordonnée de deux sourires qui réussit malgré tout à être douce.
Park le plaqua plus fort contre le matelas, et Cooper sut qu’il ne pourrait s’échapper s’il essayait. Il tenta malgré tout, parce que c’était là qu’était tout le fun de la situation.
Il rua, et gigota, et mordilla une peau douce et salée, répétant occasionnellement des encouragements à Park pour qu’il raffermisse sa prise et exerce davantage sa force imparable jusqu’à ce qu’il sente le poids de Park sur lui comme une pierre chauffée par le feu, le forçant à l’immobilité.
Cooper savait qu’il disait n’importe quoi à présent. Des choses stupides et peu originales accompagnant les mots oui , oui et encore, oui . Mais cela ne l’intéressait pas de penser à quelque chose de plus intelligent. Que ce soit à cause du gin ou à cause de la journée émotionnellement éprouvante, il découvrit qu’il ne se souciait plus du tout de l’impression qu’il donnait ou même de ce que Park pensait de lui.
Park riait toujours, un peu essoufflé, comme s’il ne comprenait pas vraiment ce qu’il voyait. Il repoussa les cheveux humides de Cooper de ses yeux et dit :
— Bon sang. Quel sauvage, tu es !
En guise de réponse, Cooper enfonça ses doigts dans les muscles de son dos et continua à donner des coups de bassin sous lui. Park répondit à chacun de ses à-coups animaux incontrôlés.
Ils accélérèrent. Le bruit de leurs grognements mutuels emplit la pièce. Agressifs et égoïstes à présent. L’atmosphère était devenue plus vive. Ils arrivaient en bout de course, chacun pourchassant son propre plaisir.
Si bon. Si simple. Si beau…
Et puis Cooper se libéra. Et ce fut une vraie délivrance, dévorante et inévitable. Il ne put rien faire pour l’arrêter une fois que cela commença. Pas une seule chose. N’était-ce pas libérateur ? D’être le passager de son propre plaisir. De se laisser simplement aller et de laisser son corps vivre une expérience sans en avoir le moindre contrôle.
Il pouvait juste être .
Il fut vaguement conscient des frissons d’orgasme de Park contre lui, comme des vagues sous le radeau flottant de sa propre extase endormie. Très peu de temps après, il fut tiré un peu plus haut sur le lit et bordé sous les draps. La présence de Park était passée de pierre à mer. Pas moins puissante, mais, d’une certaine façon, plus délicate.
Il y avait probablement quelque chose qu’il devrait dire ou faire, songea Cooper. Mais il était si fatigué. Et pour une fois, il ne sentit aucune attente planer au-dessus de lui. Il se sentait satisfait. Il sentait la satisfaction de Park. Alors, il se laissa dériver. Le bras chaud de Park enveloppé autour de sa taille l’ancra, l’empêchant de se perdre en mer.
2 Comments
Merci beaucoup pour cette recommandation !!🥰
Pareil !!
Je viens d’acheter le tome 1 !!
J’aimé beaucoup ce style de roman 🥰
Merci beaucoup pour le conseil , j’ai acheté le tome 1 🙂